Trio Phillips - Leimgruber - Demierre / Duo Bellanger - Ziemniak

Photo Trio Phillips- Leimgruber - Demierre / Duo Bellanger - Ziemniak © DR
Trio Phillips- Leimgruber - Demierre / Duo Bellanger - Ziemniak © DR
20h30

Jazz en Scènes 2010 est organisé par la Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées, avec le soutien de la SPEDIDAM, de la SACEM, de l'ADAMI, du CNV et de la DGCA (Ministère de la Culture).

Concert

Trio Phillips - Leimgruber - Demierre / Duo Bellanger - Ziemniak

Duo Bellanger - Ziemniak
Issus du très fertile terreau tourangeau, ces deux jeunes musiciens font déjà preuve d’une maturité étonnante. Formé en 2007, leur duo s’inscrit dans une constante recherche de nouveaux sons, d’un nouveau son, visant à oublier l’idée du geste musical, la technique, pour ne se concentrer que sur la matière sonore et tout ce qui la définit: durée, résonance, impact, timbre, silence...
Une réelle introspection dans le temps et l’espace, inspirée par les maîtres de la scène improvisée européenne que sont Axel Dörner, John Butcher, Paul Lytton ou le trio Sowari.

À écouter : « 39’05 » (2009, autoproduction). Disponible chez Improjazz
 

Trio Phillips - Leimgruber - Demierre
Saxophone, contrebasse, piano... Rien de bien original là-dedans. Une formation type dont l’histoire du jazz est déjà largement émaillée. Certes, mais alors comment expliquer la magie dont est capable ce trio ? On pense de suite à l’extraordinaire talent des protagonistes. Forcément, difficile d’imaginer meilleurs instrumentistes que ces trois-là. Mais on sait aussi depuis longtemps que les réunions de cadors ne sont pas forcément garantie d’un concert réussi. Et puis entre un concert réussi et ce qui peut se passer quand eux sont à l’oeuvre, il y a encore un monde... Et on peut continuer comme ça : complicité extrême, plaisir de jouer toujours intact après onze années d’existence, soif de découvrir de nouveaux possibles... Bref, les explications habituelles. Mais qui n’expliquent rien elles non plus. Et puis on arrête de chercher. Parce que la beauté, ça ne s’explique pas. Elle est là, imparable, et puis c’est tout. Et avec eux, pas moyen d’y échapper à la beauté. Non pas qu’elle soit leur but, elle advient naturellement, mais simplement parce que ce trio est magique. Et voilà bien la seule explication valable, s’il en fallait une.
Reste juste alors à se laisser faire par la musique et à partir, loin, très loin...

À écouter : « Albeit » (2010, Label Jazzwerkstatt). Disponible chez Improjazz