Bruisme#2

Visuel Bruisme#2
Visuel Bruisme#2 © Mélanie Bourgoin
17h

Pass festival: 24 € (accès à tous les concerts, tarif unique)
Vendredi & Samedi : 14 € / 12 € (TR*)
ou 3,50 € (Bourse Spectacles)

Dimanche : 6 € / 3,50 € (TR*)

Coproduction avec le Confort Moderne et le Lieu Multiple

Concert

Bruisme#2
Erwan Keravec / Bronzy Mc Dada / Obscur / Sun Stabbed / Megatsunami / The Ames Room

17h (entrée libre)

 

Erwan Keravec : (France)
(cornemuse)
Experimental biniou
Forcément, avec un patronyme comme ça et un tel instrument, on est en droit de s’attendre à ce que ça bretonne à tous vents. Sauf que... Quand cette poche d’air qui grince se retrouve entre les mains de celui qui fait hurler les gardiens du temple trad’, on oublie tous les préjugés et on ouvre grand ses esgourdes, hypnotisé, pour un voyage qui dépasse largement les terres celtiques. Quand le bourdon devient du miel pour les oreilles...

 

19h (entrée libre)

Bronzy Mc Dada: (France) Damien Grange (harmonica, batterie, voix, sampler)
Rural blues industriel
Né dans les champs de coton près de St Etienne, il a sillonné le bayou de Villeurbanne à Vénissieux et traîné ses guêtres et ses bretelles dans le delta du Rhône. Armé d’un bottleneck découpé dans un litron de St Joseph, d’un saz-dobro et d’un harmonica Kinder Surprise, entre Rémy Bricka et Mississipi John Hurt, Bronzy a le coup de blues plutôt jovial, le verbe haut de la France d’en-bas et un sens du rythme & bouse bien à lui.

 

À partir de 21h

Obscur : (Poitou) Éric Brochard (basse électrique)
Apocalyptic black noise
La contrebasse –bien trop discrète – au placard, Éric Brochard assume ses penchants les plus bruitistes et fomente depuis peu ce nouveau solo en forme d’attentat sonore.
Invoquant les jolis poèmes d’Aleister Crowley, il déroule une monumentale vague de sons industriels, sombres et crasseux à souhait. Un tsunami de basses fréquences à vous décoller le cortex.

Sun Stabbed : (France) Pierre Faure / Thierry Monnier (guitares, électronique, cassettes, objets...)
Ambient noise
Durs comme Sunn O))), méchants comme Sun Plexus, cosmiques comme Sun Ra et hypnotiques comme Sun Araw, ces Sun-là méritent de se faire une place au soleil même s’ils préfèrent s’éclipser discrètement... Tranchant dans la lumière à grand renfort de riffs acérés, ils laissent les larsens s’installer et convoquent les ténèbres. De résidus de blues qui défient un drone de passage en arpèges qui enflent en grondements orageux, un univers tourmenté qui finit par envoûter et au final faire ressurgir la lumière.

Megatsunami : (Italie) Luca Pertegato / Antonio Cavadini (Lumanoise, stroboscope, électronique)
Flash danceSorte de savants fous du son et lumière entre Professeur Tournesol et Louis Lépine, dont les cervelles hallucinées ont accouché par une nuit d’orage du Lumanoise
(en gros, un dispositif à base d’objets lumineux qui font du bruit), les Megatsunami relèguent Étienne de Crécy au rang d’animateur de fêtes foraines.
Leur big beat transe-alpin explose en feu d’artifice visuel et sonore, file des fourmis dans les jambes et donne une nouvelle dimension au dance-floor électro.

Ames Room : (Australie / France)
Will Guthrie (batterie) / Clayton Thomas (contrebasse) / J. Luc Guionnet (sax)
Minimal maximal terror jazz
C’est vrai, Ames Room c’est un peu jazz. Tendance plutôt free. Contrebasse / sax / batterie, tout dans la tradition quoi. Mais Ames Room c’est quand même un peu plus que tout ça. Surtout, ça va vite, ça va fort, très fort. C’est énervé, c’est sale, haché, boosté, un peu référencé mais digéré, recyclé et complètement réinventé. Un power trio comme le rock en rêve souvent, peut-être juste encore plus furieux et en tout cas méchamment jouissif et terrassant.